urologue

Circonstances de prescription de l'hormonothérapie chez des patients atteints de cancer de la prostate

19 décembre 2018


But

Bien que le dépistage ait amélioré le diagnostic du cancer de la prostate, la prise en charge par hormonothérapie garde encore une place importante. Cet article a pour but d’évaluer les modalités de l’instauration de l’hormonothérapie en 2007.


Matériel

Étude observationnelle non interventionnelle conduite entre octobre 2006 et mars 2007 chez 208 urologues et radiothérapeutes. Cette étude a permis d’analyser les circonstances et raisons de prescription de l’hormonothérapie chez quatre à huit patients consécutifs.


Résultats

Les 1187 patients inclus avaient un âge moyen de 73,5±8 ans (médiane : 75 ans). Le cancer avait été diagnostiqué depuis 1,1±2,3 années. Le diagnostic avait généralement été porté au stade localisé (43,7 %, n =519), moins souvent au stade localement avancé (37,2 %, n =442) ou métastatique (15,4 %, n =183). La prescription d’analogue de la GnRH était principalement motivée par une récidive biologique (22,2 %, n =263), une présence de métastases osseuses ou viscérales au diagnostic (22,1 %, n =262) ou une contre-indication au traitement local dans un stade localisé (16,6 %).

La décision de prescription de l’hormonothérapie a été prise de façon conjointe entre le médecin et le patient dans 57 % des cas. La majorité des patients (92 %) a bénéficié d’une injection tous les trois mois.


Conclusion

L’hormonothérapie par analogue de la GnRH reste instaurée pour des cas de cancer métastatique ou en cas de récidive. Ce constat corrobore les recommandations scientifiques d’instauration des analogues de la GnRH.

Les urologues en formation ont-ils un syndrome d'épuisement professionnel ? Évaluation par le Maslach Burn-out Inventory (MBI)

19 décembre 2018


Objectif

Évaluer le syndrome d’épuisement professionnel chez les urologues en formation.


Matériels et méthodes

Une étude transversale a été réalisée auprès de l’ensemble des membres de l’association française des urologues en formation. Un questionnaire comprenant le Maslach Burn-out Inventory (MBI) et des informations sur l’âge, le genre, la situation familiale, le statut professionnel actuel, le nombre d’heures travaillées et la pratique d’un loisir a été envoyé par courriel.


Résultats

Le taux de réponse était de 65,5 %. Les scores moyens d’épuisement professionnel, de dépersonnalisation et d’accomplissement personnel étaient respectivement de 15,57±8,55 (syndrome d’épuisement bas), 8,56±5,52 (syndrome d’épuisement modéré) et 37,19±6,21 (syndrome d’épuisement modéré). Quarante-cinq sujets (24 %) avaient un syndrome d’épuisement professionnel sévère, 11 et 41 avaient respectivement un épuisement émotionnel et une dépersonnalisation. Les urologues vivant en couple avaient des scores d’épuisement émotionnel significativement plus faibles que les urologues célibataires. L’âge et le temps de travail étaient significativement liés aux scores de dépersonnalisation et d’accomplissement personnel. Les urologues ayant un loisir avaient significativement des scores d’épuisement plus faibles et des scores d’accomplissement personnel plus importants que ceux n’ayant pas de loisirs. Le sexe n’avait pas d’influence significative sur le syndrome d’épuisement.


Conclusion

Un quart des urologues français en formation avaient un syndrome d’épuisement professionnel. Les facteurs de protection du burn-out étaient la réduction du temps de travail hebdomadaire et l’existence d’une vie extraprofessionnelle symbolisée par une vie familiale et la pratique d’un loisir. La sévérité du syndrome d’épuisement professionnel diminuait avec l’avancée en âge et la séniorisation.

État des lieux des rémunérations des gardes et astreintes d’urologie en France : une étude de l’AFUF

19 décembre 2018


Introduction

L’objectif de ce travail de l’AFUF était d’établir un état des lieux des rémunérations des gardes et astreintes des internes, assistants et chefs de clinique d’urologie en France.


Matériel et méthodes

Les données ont été recueillies de février à mai 2013 par l’intermédiaire d’un questionnaire envoyé à tous les membres de l’AFUF (327 membres). Les rémunérations étaient données en valeurs brutes.


Résultats

Quarante-trois internes ont participé à l’étude, 16 assistants et 16 chefs de clinique, permettant d’obtenir une représentativité nationale de 62 % (54 hôpitaux sur les 92 centres pratiquant l’urologie en France). La majorité des répondants était d’astreinte opérationnelle ou de sécurité. Vingt hôpitaux (38 %) avaient une activité de prélèvements multi-organes (PMO). Les rémunérations médianes des internes étaient de 59,51€ par astreinte déplacée (demi-garde) et de 119,02€ par garde. Les assistants et chefs de clinique étaient rémunérés de manière forfaitisée pour 37,5 % d’entre eux (140€ pour les assistants [avec des variabilités de 40 à 195€] et 130€ pour les chefs de clinique [42,5–180]) ou selon un tarif qui dépendait du nombre ou du temps de déplacement pour les autres (62,5 %) : les deux premiers déplacements ou un déplacement<3h étaient indemnisés 100€ pour les assistants et 65€ pour les chefs de clinique, 233,5€ et 236€ respectivement à partir du 3e ou au-delà de 3h et 365 et 473€ respectivement au-delà de 8h. Les PMO étaient également rémunérés de manière forfaitisée (60 %) ou au tarif horaire (40 %). Au-delà d’un seuil de 2–3heures, la rémunération horaire était plus intéressante que la rémunération forfaitisée.


Conclusion

Des disparités de rémunération des astreintes et gardes d’urologie ont été mises en évidence. Les plus grandes variabilités concernaient la rémunération des astreintes forfaitisées au-delà d’un certain seuil d’heures déplacées et les astreintes de PMO des assistants et chefs de clinique. Ces différences méritent d’être reconsidérées en vue d’une harmonisation nationale.


Niveau de preuve

3.