urgenturie

Cognition et miction

19 décembre 2018


But

La physiopathologie des troubles de la miction et de la continence urinaire a fait l’objet de nombreuses recherches sans que l’on puisse trouver une cause uniciste aux pathologies mictionnelles. La notion de miction cognitive apporte de nouvelles pistes de recherche pour montrer le rôle fondamental du cortex et du sous-cortex dans ces pathologies.


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une revue de la littérature réalisée à partir d’une recherche bibliographique sur Pubmed, Medline, Embase et Cochrane. Les termes utilisés étaient cognition , urinary tract , urinary continence , neuroimaging , IRMf , micturition , urge , brain factor , cognitive therapy . Nous avons sélectionné les 72 articles se rapportant réellement à la problématique de la miction et de la cognition.


Résultats

L’émergence des nouvelles techniques d’imageries a permis de montrer l’interconnexion de zones corticales dans le contrôle mictionnel tels que la substance grise périacqueductale, l’hypothalamus, l’insula, le gyrus cingulaire antérieur et le cortex préfrontal. Ces mêmes régions cérébrales sont impliquées dans les différentes facettes de la cognition. Une altération du comportement mictionnel implique une modification d’activation de ces aires corticales.


Conclusion

Une meilleure compréhension de la partie cognitive de la miction et de la continence urinaire permettra d’améliorer la prise en charge des pathologies associées.

Recommandations concernant l’incontinence urinaire de la personne âgée : construction et validation de l’algorithme décisionnel GRAPPPA

19 décembre 2018


Objectifs

Définir des recommandations, sous forme d’un algorithme, pour l’évaluation pratique et le traitement de première ligne de l’incontinence urinaire de la personne âgée.


Méthodes

Élaboration de recommandations de bonne pratique par consensus formalisé validé par un groupe de 40 experts puis par un groupe de lecture et d’analyse indépendant multidisciplinaire (urologue, médecin généraliste, neurologue, gynécologue, gériatre, médecin de médecine physique et de réadaptation).


Résultats

Apres 3 tours d’interrogation du panel d’experts, l’algorithme GRAPPPA a pu être établi. Cet algorithme prend en considération tant l’évaluation que le traitement de première ligne des différents types d’incontinence urinaire observés dans cette population âgée (incontinence d’urgence, d’effort ou mixte). L’évaluation initiale doit dépister une rétention d’urine (et sa cause tel un fécalome, la prise d’anticholinergiques ou de morphiniques), une infection urinaire et des altérations cognitives. Une hématurie, des douleurs pelvi-vésicales, des antécédents de radiothérapie ou de chirurgie pelvienne récente doivent conduire à référer le patient à une équipe spécialisée. Le traitement de première ligne repose sur la rééducation périnéale, l’estrogénothérapie locale pour les femmes, les mesures hygiénodiététiques. En cas d’incontinence sur urgence mictionnelle, les anticholinergiques peuvent être essayés.


Conclusion

Le respect de cet algorithme devrait permettre une meilleure prise en charge pratique de l’incontinence urinaire de la personne âgée.