Donneur vivant

Le donneur vivant de rein

19 décembre 2018

Objectif

Réaliser une mise au point sur les aspects éthiques, réglementaires et techniques de la chirurgie du donneur vivant de rein.

Matériel et méthodes

Une recherche bibliographique exhaustive à partir de Medline (www.ncbi.nlm.nih.gov/) et Embase (www.embase.com/) a été réalisée en utilisant les mots clés suivants seuls ou en combinaison : « Don croisé ; Donneur vivant ; Extraction vaginale ; Néphrectomie donneur ; Néphrectomie cœlioscopique robot-assistée ; Trafic d’organes ; Transplantation rénale ». Les documents législatifs français ont également été consultés (www.legifrance.gouv.fr/). Ainsi, 6421 articles ont été identifiés. Après élimination des doublons et sélection des articles sur leur pertinence et dont le texte intégral était disponible par les abonnements hospitaliers et universitaires, 161 articles ont été revus et ont été sélectionnés.

Résultats

Le débat éthique concernant le don de rein se focalise aujourd’hui autour de la pénurie d’organes, de la compensation financière ou non du donneur, du trafic d’organes et des données récentes soulignant le sur-risque d’insuffisance rénale à long terme du donneur. Les aspects réglementaires visent à élargir le cercle des donneurs, tout en assurant la protection des personnes ; le don croisé est un exemple mais dont l’efficacité, en France, est discutable. La voie cœlioscopique s’est vite imposée comme une voie d’abord de référence et la voie robotique est en cours de développement sans bénéfice démontré par rapport aux autres techniques mini-invasives.

Conclusion

La chirurgie du donneur vivant a connu de nombreuses évolutions techniques principalement mini-invasives visant à minimiser les effets secondaires chez le donneur tout en maintenant le risque de morbidité le plus faible possible pour cette chirurgie particulière réalisée chez des patients sains dont la surveillance au long cours apparaît essentielle.

Néphrectomie chez le donneur vivant par voie laparoscopique robot-assistée : évaluation préopératoire et résultats à partir de 100 cas

19 décembre 2018


But

Évaluation à court terme de la morbidité et de la fonction rénale après néphrectomie par laparoscopie robot-assistée chez le donneur vivant.


Patients et méthodes

Étude rétrospective de 100 prélèvements rénaux consécutifs par laparoscopie robot-assistée chez le donneur vivant. Les données analysées étaient la mesure isotopique de la fonction rénale avant et 4 mois après l’intervention, le côté, le nombre d’artères, les pertes sanguines, la durée opératoire et d’ischémie chaude, puis selon le côté prélevé, artères multiples, ou obésité, puis dans les suites les complications (classification de Clavien), la durée du séjour et pour le receveur le délai avant reprise de la fonction rénale, le recours à la dialyse, la survie et la fonction rénale à 1 an.


Résultats

Notre série comptait 85 prélèvements gauche et 25 avec artères multiples. La durée opératoire moyenne et le délai moyen d’ischémie chaude étaient respectivement 174±30min et 4,8±1,7min, la perte moyenne d’hémoglobine était de 0,8g/dL. Il existait 7 complications, dont 5 classées mineures. La durée moyenne de séjour était de 5,1±1,9jours. La diminution moyenne du débit de filtration glomérulaire était de 26 % à j0, stable à un an. Une reprise immédiate de la fonction rénale était observée pour 99 transplants, tous fonctionnels à un an, avec une clairance MDRD moyenne de 57±14mL/min.


Conclusion

Le prélèvement rénal chez le donneur vivant par laparoscopie robot-assistée a semblé garantir au donneur une faible morbidité et une diminution stable de 26 % du DFG.


Niveau de preuve

5.

Three-dimensional laparoscopy for living-donor nephrectomy

19 décembre 2018

Dear editors,

Renal transplantation from living donors is now a common surgical procedure due to the shortage in deceased donors and the improvements in graft survival. Laparoscopic kidney removal is the current gold standard. We report here the first case of nephrectomy for kidney donation using 3D laparoscopy.


Transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) : expérience d'un centre.

17 décembre 2018

La transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) est restée peu développée en France jusqu'à présent. La diminution du nombre de greffons disponibles et surtout la supériorité des résultats de la greffe à partir de DVA nous ont conduits récemment à développer ce type de transplantation. Nous présentons l'analyse rétrospective de notre expérience portant sur 63 cas de mars 1973 à juin 1995. La survie actuarielle des greffons est de 91% à 1 an et de 87% à 3, 5 et 10 ans. La survie à 5 et 10 ans des greffons HLA identiques (n = 17) est de 100%. La morbidité chez les donneurs a été minime (2 suppurations pariétales, 1 atélectasie pulmonaire). Ces résultats soulignent la supériorité de la greffe à partir de DVA qui présente en outre l'avantage de pouvoir greffer des patients hyperimmunisés pour lesquels l'attente du rein d'un donneur en état de mort cérébrale est longue et aléatoire.

Réimplantation urétéro-vésicale dans la transplantation rénale d'un donneur vivant apparenté : Extravésicale ou Transvésicale? Complications urologiques et évaluation des résultats à long terme

17 décembre 2018

Nous présentons les résultats de deux techniques de réimplantation urétérovésicale réalisées à l'occasion de 400 transplantations consécutives de donneurs vivants. Pour les 150 premiers cas (groupe A), il s'est agi d'une réimplantation de type Paquin, et pour les 250 patients suivants (groupe B) de la technique de De Campos Freire. Nous avons observé des complications urologiques significatives chez 13 patients (8,6%) du groupe A et chez 1 patient seulement du groupe B (p

Prélèvement rénal chez le donneur vivant : morbidité et suivi à long terme

17 décembre 2018

But : Evaluer la morbidité du prélèvement rénal chez le donneur vivant (DV), les conséquences médicales et l'impact sur la qualité de vie (QdV) à long terme.
Matériel et méthodes : Analyse rétrospective des données médico chirurgicales de 114 patients prélevés dans un seul centre universitaire entre 1977 et 2005. La survenue de complications a été évaluée par rapport à la voie d'abord chirurgicale et à l'indice de masse corporel (IMC) en utilisant le test du chi 2 ou le test exact de Fisher. Les évolutions de la fonction rénale (créatininémie, clairance de la créatinine), de la protéinurie et de la pression artérielle (PA) ont été étudiées par le test t de Student ou le test non paramétrique U de Mann et Withney Wilcoxon. La QdV à long terme a été évaluée par le questionnaire MOS SF-36 et par un questionnaire local puis comparée à celle de la population générale française.
Résultats : Le suivi médian était de 63 mois. La morbidité du prélèvement était significativement corrélée à la voie d'abord (p=0,018) et à un IMC 25 kg/m (p=0,014). La mortalité était nulle. Une élévation modérée de la créatininémie a été enregistrée au cours du suivi (créatininémie moyenne de 82,2 ¬µmol/l [+/- 16,3] à 104,5 [+/- 19,9]), ainsi qu'une baisse de la clairance (de 113,4 ml/min [+/- 27,6] à 76 [+/- 29,9]). La protéinurie et la PA ont été peu influencées. La QdV n'a pas été altérée par le prélèvement rénal.
Conclusion : Le taux de complications péri opératoire est corrélé à l'IMC et à l'abord par lombotomie. Le prélèvement rénal réduit la filtration glomérulaire mais la clairance demeure stable durant le suivi. Une macro albuminurie ou une HTA peuvent apparaïtre. Leur fréquence n'est pas majorée par rapport à la population générale. La QdV des DV n'est pas altérée. Une information claire auprès du grand public permettrait la promotion de la transplantation à partir de DV.