Donneur vivant

Transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) : expérience d'un centre.

17 décembre 2018

La transplantation rénale à partir de donneurs vivants apparentés (DVA) est restée peu développée en France jusqu'à présent. La diminution du nombre de greffons disponibles et surtout la supériorité des résultats de la greffe à partir de DVA nous ont conduits récemment à développer ce type de transplantation. Nous présentons l'analyse rétrospective de notre expérience portant sur 63 cas de mars 1973 à juin 1995. La survie actuarielle des greffons est de 91% à 1 an et de 87% à 3, 5 et 10 ans. La survie à 5 et 10 ans des greffons HLA identiques (n = 17) est de 100%. La morbidité chez les donneurs a été minime (2 suppurations pariétales, 1 atélectasie pulmonaire). Ces résultats soulignent la supériorité de la greffe à partir de DVA qui présente en outre l'avantage de pouvoir greffer des patients hyperimmunisés pour lesquels l'attente du rein d'un donneur en état de mort cérébrale est longue et aléatoire.

Réimplantation urétéro-vésicale dans la transplantation rénale d'un donneur vivant apparenté : Extravésicale ou Transvésicale? Complications urologiques et évaluation des résultats à long terme

17 décembre 2018

Nous présentons les résultats de deux techniques de réimplantation urétérovésicale réalisées à l'occasion de 400 transplantations consécutives de donneurs vivants. Pour les 150 premiers cas (groupe A), il s'est agi d'une réimplantation de type Paquin, et pour les 250 patients suivants (groupe B) de la technique de De Campos Freire. Nous avons observé des complications urologiques significatives chez 13 patients (8,6%) du groupe A et chez 1 patient seulement du groupe B (p

Prélèvement rénal chez le donneur vivant : morbidité et suivi à long terme

17 décembre 2018

But : Evaluer la morbidité du prélèvement rénal chez le donneur vivant (DV), les conséquences médicales et l'impact sur la qualité de vie (QdV) à long terme.
Matériel et méthodes : Analyse rétrospective des données médico chirurgicales de 114 patients prélevés dans un seul centre universitaire entre 1977 et 2005. La survenue de complications a été évaluée par rapport à la voie d'abord chirurgicale et à l'indice de masse corporel (IMC) en utilisant le test du chi 2 ou le test exact de Fisher. Les évolutions de la fonction rénale (créatininémie, clairance de la créatinine), de la protéinurie et de la pression artérielle (PA) ont été étudiées par le test t de Student ou le test non paramétrique U de Mann et Withney Wilcoxon. La QdV à long terme a été évaluée par le questionnaire MOS SF-36 et par un questionnaire local puis comparée à celle de la population générale française.
Résultats : Le suivi médian était de 63 mois. La morbidité du prélèvement était significativement corrélée à la voie d'abord (p=0,018) et à un IMC 25 kg/m (p=0,014). La mortalité était nulle. Une élévation modérée de la créatininémie a été enregistrée au cours du suivi (créatininémie moyenne de 82,2 ¬µmol/l [+/- 16,3] à 104,5 [+/- 19,9]), ainsi qu'une baisse de la clairance (de 113,4 ml/min [+/- 27,6] à 76 [+/- 29,9]). La protéinurie et la PA ont été peu influencées. La QdV n'a pas été altérée par le prélèvement rénal.
Conclusion : Le taux de complications péri opératoire est corrélé à l'IMC et à l'abord par lombotomie. Le prélèvement rénal réduit la filtration glomérulaire mais la clairance demeure stable durant le suivi. Une macro albuminurie ou une HTA peuvent apparaïtre. Leur fréquence n'est pas majorée par rapport à la population générale. La QdV des DV n'est pas altérée. Une information claire auprès du grand public permettrait la promotion de la transplantation à partir de DV.