Fondation Greffe de Vie

15/02/2018 - 09:15

greffedevie.fr : pour tout savoir sur la greffe

Savez-vous qu’en donnant vos organes après votre mort, vous pouvez sauver jusqu’à sept vies ? Au travers de son site Internet et de ses actions de communication, la Fondation Greffe de Vie œuvre pour une meilleure connaissance de la transplantation et lutte contre les nombreuses idées reçues.

Selon la loi, à moins de s’y être opposé en s’inscrivant sur le registre national des refus géré par l’Agence de la Biomédecine, ou en ayant informé par écrit un proche, ou encore qu’un proche fasse savoir par un écrit, reprenant les termes du défunt, son opposition expresse de son vivant au don, les français sont tous donneurs.
Très bien structurée et renseignée, la  rubrique Questions / Réponses du site de la Fondation donne accès à une mine d’informations sur le don d’organe et la transplantation. Qu’est-ce qu’une greffe, depuis quand greffe-t-on, pourquoi manque-t-on d’organes, qui peut être donneur, dans quelles circonstances peut-on être prélevé : vous trouverez des réponses précises et bien documentées. Le site rappelle par exemple que seules les personnes en état de mort encéphalique (arrêt brutal et définitif du cerveau) et décédées à l’hôpital d’un traumatisme crânien, d’un accident vasculaire cérébral ou parfois après un arrêt cardiaque peuvent être des donneurs potentiels. Cela concerne moins de 1 % des personnes qui décèdent à l’hôpital.

Donner de son vivant

Cœur, foie, rein, cœur-poumon, poumon, pancréas, os, cartilage, cornée, peau, intestin (rarement), sont prélevés sur un patient en état de mort encéphalique. Cellules souches hématopoïétiques (ou moelle osseuse), rein, peau, lobe hépatique et lobe pulmonaire (exceptionnellement) peuvent être donnés de notre vivant. Les transplantations les plus fréquentes sont le rein avec 63 % des greffes en 2015 et le foie avec 24,7 % puis le cœur et les poumons. En 2015, 90 % des greffes sont réalisées grâce à un donneur décédé. Mais le site nous apprend également que le nombre de donneurs vivants progresse notamment pour le rein. En 2015, sur 5476 greffes d’organes réalisées, 562 l’ont été par donneur vivant.

Aucun sujet tabou

Le site permet également de connaître la position des différentes confessions religieuses (église chrétienne, judaïsme, islam) à l’égard du don d’organe. Si l’église chrétienne et l’islam ne sont pas contraires au prélèvement d’organes, pour le judaïsme, il est interdit de porter atteinte au cadavre car l’âme est solidaire de celui-ci. Mais si le judaïsme interdit de tirer profit du défunt, le sauvetage d’une vie étant tellement plus important qu’il repousse tous les obstacles précédemment mentionnés.

Ainsi, aucun sujet n’est éludé. Sensibiliser, informer et inciter à faire les bons choix, tel est l’objectif de la Fondation Greffe de Vie qui se concentre aujourd’hui sur l’encouragement au développement des greffes de rein à partir de donneurs vivants. La plus fréquente des greffes étant la transplantation rénale, on comprend aisément l’enjeu du don à partir du vivant.

Si l’on peut déplorer que certains onglets du site ne fonctionnent pas et que certaines données ne soient pas actualisées, www.greffedevie.fr demeure un très bon outil d’information sur le don et la greffe d’organe.