Prenez soin de vos reins !

03 mars 2020

Un adulte sur dix souffre d’une affection rénale et l’OMS prévoit une augmentation de l’atteinte de la population de 17 % d’ici 10 ans. De quoi faire de la Semaine nationale du rein (du 7 au 14 mars) et de la Journée mondiale du rein (le 12 mars 2020), deux rendez-vous incontournables en matière d’information et de prévention de la maladie rénale.

Les affections rénales touchent 850 millions de personnes dans le monde. Tous les ans en France, 11 000 personnes apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale chronique terminale et 47 000 patients sont actuellement pris en charge en dialyse. En 2020, la France compte 40 000 porteurs d’un greffon rénal alors que 12 500 patients sont en attente d’une greffe.

Une maladie silencieuse
Ces chiffres ne peuvent laisser indifférent et incitent à la réflexion. D’autant que, selon l’association France Rein, 6 millions de français auraient aujourd’hui les reins malades sans même le savoir ! Néphrologue et secrétaire générale de la Fondation du rein, le Dr Brigitte Lantz met en garde face à celui qu’elle nomme l’« organe silencieux » capable d’être « un tueur silencieux ». Parce que les symptômes d’une pathologie rénale surviennent tardivement et que l’insuffisance rénale débouche, dans sa phase terminale, sur la dialyse, la greffe ou la mort prématurée, le dépistage précoce doit être encouragé. 

Le savez-vous ?
Les français ne le savent pas toujours mais le diabète et les maladies cardio-vasculaires (hypertension artérielle) sont parmi les principaux fléaux qui attaquent le rein sans en alerter le patient par l’expression d’un symptôme particulier. Lorsqu’elle est installée, la maladie rénale ne régresse pas et conduit à la destruction irréversible du rein. Pourtant, bien que très souvent asymptomatique, elle peut être facilement dépistée au moyen d’un test urinaire et d’une prise de sang. Vérifier régulièrement le bon fonctionnement de ses reins est donc un geste essentiel afin de prévenir les néphropathies ou les prendre en charge précocement. Une meilleure information de la population et un dosage régulier de créatinine suffiraient pour réduire l’incidence des maladies rénales ou en ralentir l’évolution par des traitements ou des règles hygiéno-diététiques simples. Soucieuses d’améliorer les conditions de vie des patients, les associations militent pour que la maladie rénale soit reconnue comme un enjeu majeur de santé publique. Du 7 au 14 mars prochains, la Fondation du rein, France Rein et la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation donnent à tous les français la possibilité de bénéficier d’un dépistage gratuit et de s’informer sur les pathologies rénales. Stands d’information, de dépistage anonyme et gratuit, colloques, tables rondes et événements divers sur 300 sites à travers tout le territoire, ponctueront cette 15ème semaine nationale du rein consacrée à la détection, à la prévention et à l’accès équitable aux soins pour tous les français.
L’Association Française d’Urologie s’associe à cette semaine du rein et encourage les personnes qui le pourront à y participer.

Pour en savoir plus : www.francerein.org