Pour 43 % des Français, l’incontinence est un sujet tabou

27 mars 2019

Réalisée en décembre dernier pour le compte de la startup TripleW, une enquête Ifop* en dit long sur la perception de l’incontinence urinaire par les français et leurs attentes en matière de prévention.
Près de la moitié des français (43 %) considère l’incontinence urinaire comme un sujet tabou. Plus on est jeune, plus le sujet est perçu comme gênant. 57 % des moins de 35 ans sont de cet avis alors que plus on avance en âge, moins l’incontinence serait un sujet gênant. Les 50-64 ans sont 37 % à trouver le sujet tabou alors qu’ils ne sont plus que 30 % après 65 ans.

Sujet tabou mais très répandu !
Il est intéressant de comparer ces chiffres à l’importante proportion de personnes impactées par les fuites urinaires. Le sujet est largement tabou alors que l’enquête Ifop précise pourtant que plus d’un français sur trois (37 %) âgé de 18 ans et plus est concerné par le phénomène d’incontinence urinaire. Si seulement 9 % de cette catégorie d’âge déclare être personnellement touché, les plus jeunes sont 19 % à l’être par l’intermédiaire d’une personne de leur entourage familial, amical ou professionnel et 11% par l’intermédiaire de plusieurs personnes dans leur environnement proche. L’âge avançant, c’est à titre personnel que les français sont impactés par les fuites urinaires. 13 % des 65-74 ans interrogés dans le cadre de l’enquête et 23 % des 75 ans et plus se déclarent eux-mêmes concernés.

L’attente de solutions
Cette enquête avait entre autres pour objectif de comprendre les attentes des français en matière de solutions préventives possibles pour conserver une bonne qualité de vie malgré l’incontinence. Il en ressort que parmi les attentes des personnes souffrant d’incontinence urinaire, la capacité à prédire l’envie d’uriner avant que le problème ne survienne, arrive en tête des plébiscitassions (42 %). Cette proportion s’élève avec l’âge et passe loin devant le besoin de contrôler ou de mesurer à tout moment l’accumulation d’urine dans la vessie (19 %). Ainsi, pouvoir prédire la miction avant qu’elle ne survienne par le biais d’une technologie particulière, serait un confort majeur pour les personnes souffrant d’incontinence urinaire. Limiter l’usage des couches n’est une priorité que pour 15 % des personnes interrogées.

*Les français et l’incontinence urinaire, étude réalisée par l’Ifop pour l’agence Mille Soixante Quatre, en décembre 2018, auprès d’un échantillon de 1014 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.