21 décembre, journée de l’orgasme

Ce n’est pas une blague, l’orgasme a aussi sa journée mondiale, qui se déroule le jour du solstice d’hiver, le 21 ou le 22 décembre selon les années. Le 21, en 2017, donc. Si ce rendez-vous lancé en 2006 par l'association Global orgasm for peace ne manque pas de piquant, c’est aussi l’occasion de mettre en lumière une réalité moins réjouissante, l’anorgasmie. Un trouble qui n’affecte pas que les femmes, même si ce sont elles qui en souffrent le plus.

Acmé du plaisir sexuel, l’orgasme n’est pas toujours accessible, ni pour la femme en dépit d’une stimulation clitoridienne et/ou vaginale, ni pour l’homme même avec éjaculation. Et pourtant, chez l’une comme chez l’autre, le désir est présent. Désir donc, mais sans plaisir ultime.

La place du facteur psychologique est importante dans ce désordre sexuel, mais pas uniquement. Des causes organiques (maladies chroniques, suites de cancer, interventions chirurgicales comme la prostatectomie totale, asthénie, rhumatismes inflammatoires, burn-out, obésité, etc.), neurologiques (blessures médullaires, sclérose en plaques et neuropathies diabétiques) mais aussi médicamenteuses peuvent être mises en évidence. L’anorgasmie (on parle également de dysorgasmie) est un des effets secondaires des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et/ou de la noradrénaline, utilisés notamment pour soigner la dépression, et de certains alpha-bloquants. Alors, si ce trouble s’installe, parlez-en à votre médecin. Et pour toutes celles et ceux qui ont le bonheur d’y échapper, misez tout sur le 21 !

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