Un site grand public pour tout savoir sur le don d’organe

12 février 2018

Un site grand public pour tout savoir sur le don d’organe

La greffe et le don d’organes sont encadrés par la loi de bioéthique du 6 août 2004. L’Agence de la biomédecine, établissement public d’État rattaché au ministère des Solidarités et de la Santé et qui a la responsabilité de faire appliquer cette loi, propose un site internet spécifique : www.dondorganes.fr.

Si les dons d’organes progressent, la sensibilisation citoyenne doit être maintenue. Depuis sa création, l’Agence de biomédecine organise régulièrement des campagnes de communication nationales pour augmenter le nombre des donneurs et lever certaines interrogations autour du don, avec de bons résultats. De 2012 à 2016, le nombre de greffes d’organes en France a augmenté de 17 %. Quant aux greffes de rein à partir de donneur vivant, 576 ont pu être réalisées en 2016, soit près de 16 % des greffes rénales.

Un site pour s’informer

Ces campagnes sont relayées par le site www.dondorganes.fr qui répond aux questions du public sur la greffe et le don d’organe. Des informations pratiques sur le fonctionnement de ces greffes et dons d’organe (avec notamment des vidéos didactiques, accessibles également depuis la chaîne Youtube de l’agence) et des renseignements à caractère légal y sont délivrés. On y apprend ainsi qu’en France toute personne est considérée donneuse d'organes et de tissus, sauf à avoir exprimé de son vivant son refus de donner, en témoignant de son opposition à ses proches ou en s’inscrivant sur le registre national des refus. Depuis le 1er janvier 2017, les demandes d’inscriptions sur ce registre peuvent se faire en ligne sur le site www.registrenationaldesrefus.fr.

Autre précision : la loi interdit toute rémunération en contrepartie d’un don d’organe ou de tissu qui en outre doit resté anonyme. Rappelons également que l’activité de dons et prélèvements est très encadrée. Depuis le 1er décembre 2016, l’Agence de la biomédecine est chargée d’assurer la mise en œuvre des dispositifs nationaux de biovigilance, c’est-à-dire de surveillance des incidents et effets indésirables survenus lors du prélèvement, de la préparation et de l’utilisation à des fins thérapeutiques des éléments et des produits du corps humain, dont les organes.