La journée européenne de la prostate : vos questions, nos réponses

14 octobre 2017

La journée européenne de la prostate : vos questions, nos réponses

Le 20 septembre 2017, à l’occasion de la journée européenne de la prostate, l’Association Française d’Urologie (AFU) a invité le grand public à poser des questions à des spécialistes lors d’une grande campagne de sensibilisation et d’information visant à briser les tabous autour de cet organe intime.

Une vidéo, dévoilée par AFU début septembre, encourageait les internautes à poser leurs questions sur la prostate, son cancer et ses enjeux. Objectifs : libérer la parole sur le sujet et apporter des informations utiles aux patients, tout en les invitant, au besoin, à consulter.

L’AFU a organisé un live chat sur Facebook ouvert à tous, une première pour cet événement mais pas pour l’association ! Testé maintenant depuis deux ans dans le cadre de la semaine de la continence, l’AFU a constaté que les internautes répondaient présents, faisant le succès de tels rendez-vous.

Ainsi, grâce au Facechat « Tout savoir sur le cancer de la prostate » les internautes, notamment patients et proches, ont pu poser les questions de leurs choix à un groupe d’experts urologues mobilisés pour l’occasion. Les principales interrogations et leurs réponses détaillées ont été diffusées au cours de la journée sur la page Facebook de l’association et y sont toujours disponibles. Des exemples :

C’est quoi la prostate ? (Question 1)
Dr Christian Castagnola, vice-président de l’AFU : « La prostate, c’est une petite glande de l’homme de la taille d’une prune qui se situe sous la vessie, et qui sert à la reproduction. »

Le cancer de la prostate est-il une maladie héréditaire ? (Question 18)
Pr Mongiat –Artus, secrétaire général adjoint de l’AFU « Pour que le cancer de la prostate soit dit "maladie héréditaire", encore faut-il qu’il y ait 3 cas dans la famille de cancer soit du sein ou soit de la prostate au premier ou deuxième degré ou deux cas de ces cancers avant 55 ans. Le cancer de la prostate dans cette forme héréditaire est un cancer rare qui touche environ moins de 5% des cas. »

Un toucher rectal est-il nécessaire ? (Question 10)
Les experts de l’AFU : « Oui ! Il est même indispensable et fait intégralement partie de l’examen clinique quel que soit l’âge du patient. Il permet d’apprécier la taille et la structure de la glande et, en cas d’anomalie, d’orienter vers la réalisation de biopsies de la prostate, quel que soit le taux de PSA. »

Y a-t-il des facteurs de risque liés au mode de vie ? (Question 14)
Pr Mongiat-Artus, Drs Dominique et Pettenati : « Même si plusieurs sont suspectés, aucun facteur de risque lié au mode de vie ou environnemental n’a été prouvé à ce jour, à l’exception d’un seul, le chlordecone qui est un insecticide utilisé dans les bananeraies des Antilles. »

Pourquoi faire la publicité pour le dépistage puisque le cancer de la prostate est un cancer à développement lent et peu virulent ? (Question 21)
Les experts de l'AFU : « Le cancer de la prostate tue encore 9000 personnes par an en France et est la 3ème cause de mortalité par cancer chez l’homme. Face à ce défi, l’AFU a choisi de faire non pas la publicité du dépistage mais de délivrer une information éclairée sur la détection précoce, qui reste une démarche individuelle. La détection précoce, combinée à l’amélioration des traitements, est la meilleure stratégie pour diminuer la mortalité par cancer de la prostate. »

Retrouvez toutes les questions réponses sur la page Facebook Urofrance.